samedi 25 novembre 2017

Jadis NAXOS
































































































































































Si d'aventure vous venez visiter un jour NAXOS, ne vous attendez pas à découvrir un lieu extraordinaire. Au détour du chemin, point de Parthénon. Les vestiges de la plus ancienne colonie grecque de Sicile se résument à des murs et des murets de lave dépassant rarement le mètre, perdus ça et là sur un vaste espace plan rectangulaire d'une vingtaine d'hectares. Des allures de grande prairie où les quelques pluies d'automne ont suffi à faire croître une herbe grasse et fleurie, la même sans doute que foulaient ici les premiers colons grecs au VIe siècle avant Jésus-Christ. Cet immense jardin est planté de vieux bigaradiers chargés de fruits et de néfliers en pleine floraison. Quelques oliviers et des cyprès sempervirens complètent ce décor sylvestre. Un ravissement pour l'oeil et les narines offert par ce petit Eden dominé au loin par Sa Majesté Etna qui, n'ayant pas un nuage à se mettre sous le cratère aujourd'hui, parsème le bleu du ciel de ses fumerolles sulfureuses en jalousant à peine la verte prairie de NAXOS qu'il a veiné jadis du noir de sa lave. Les fouilles ont mis à jour de beaux vestiges rassemblés dans un petit musée à l'entrée du site. Mais la plus grande partie de la ville antique a probablement d'autres trésors enfouis. En attendant les fonds nécessaires à de nouvelles fouilles, une équipe de jardiniers s'active à tondre l'herbe d'automne, à brûler le bois mort et à cueillir les olives. Une promenade bucolique bien agréable, un beau voyage où on s'assied bien volontiers sur un muret de lave, et, les yeux fermés, nous voilà à NAXOS au temps jadis, dans ce jardin bordé au sud par la petite rivière Alcantara. Demain, nous remonterons son cours à tire d'ailes jusqu'aux gorges qu'elle a creusé dans la pierre à une douzaine de kms à l'intérieur des terres. À demain les amis.